Le président du CESEC, Guy Bertrand Mapangou, a plaidé pour combler « un vide juridique » sur le foncier. « Le régime foncier coutumier est appliqué dans le monde entier par les peuples autochtones et les communautés locales tributaires des terres et des ressources.

Le Gabon ne peut s’y soustraire encore longtemps », a‑t‑il déclaré. L’institution appelle à dépasser l’opposition entre droit positif et traditions. Elle recommande d’intégrer le droit foncier traditionnel dans le code foncier afin de sécuriser les droits des communautés et des autochtones.

Elle demande également la reconnaissance des espaces patrimoniaux et des sites sacrés, en distinguant la matière physique, les droits sur la terre et son statut juridiqu, autrement dit, le domaine et le foncier.

Le CESEC plaide enfin pour la reconnaissance juridique des territoires communautaires et des droits d’usage collectifs. Sur le volet santé, le CESEC a relevé les difficultés persistantes d’accès financier et géographique aux médicaments et aux soins.

Il préconise de relever les crédits du secteur santé, actuellement inférieurs au seuil de 15 % du budget de l’État recommandé par la Déclaration d’Abuja, afin de doter les structures sanitaires en personnel qualifié.