Cette situation a conduit à près de deux mois de salaires impayés pour le personnel de cette structure, dirigée par Serge Samy Biveghe. Le paradoxe réside dans le fait que ce mécanisme n'est pas une subvention budgétaire classique, mais une fraction des recettes que l'Autorité administrative génère elle-même dans le cadre de son autonomie de gestion.

Cependant, ce circuit de reversement dysfonctionne, fragilisant une structure censée contribuer à la mobilisation des recettes publiques. Un nouveau mécanisme est actuellement à l'étude au sein des administrations financières, mais son efficacité à rétablir rapidement les équilibres financiers reste incertaine.

Face à l'accumulation des impayés, le personnel exprime son mécontentement et envisage un mouvement d'humeur dans les prochains jours. Un tel scénario pourrait entraîner une interruption ou un ralentissement des activités de l'Autorité administrative.

Les répercussions potentielles de cette crise s'étendent aux opérateurs économiques installés dans la zone industrielle. Dans un contexte où le gouvernement gabonais met l'accent sur la mobilisation des recettes et l'attraction des investissements, une paralysie, même partielle, de cet outil stratégique pourrait avoir des conséquences significatives.

L'urgence est désormais de trouver une solution pour rétablir la situation financière de la ZIS de Nkok avant que la crise sociale ne conduise à un blocage opérationnel de l'un des principaux pôles industriels du pays.