Le poumon économique du Gabon en chiffres Pour mesurer l’importance capitale du réseau opéré par la SETRAG (Société d’exploitation du Transgabonais), il suffit d’observer son empreinte sur l’économie nationale.
À lui seul, le corridor ferroviaire génère environ 20 % du produit intérieur brut (PIB), représente 5 % des emplois du pays et contribue à hauteur de 20 % aux recettes fiscales de l’État.
Chaque année, la voie ferrée achemine près de 80 % des exportations minières du pays, notamment le manganèse, minerai pivot du commerce extérieur. En 2025, c’est plus de 203 000 tonnes de bois transportées et environ 200 000 tonnes de fret divers, essentiels au ravitaillement des provinces de l’intérieur.
Sans un rail performant, c’est l’ensemble de l’appareil productif et logistique gabonais qui risquerait l’asphyxie. Face à l’usure du temps, un impératif de modernisation Inauguré à la fin des années 1970 et soumis à des conditions climatiques extrêmes ainsi qu’à des charges de fret sans cesse croissantes, le réseau exigeait des transformations en profondeur.
Les déraillements récents et les ralentissements d’exploitation ont rappelé l’urgence d’adapter la voie aux standards internationaux de sécurité et de rentabilité.