La réforme du code pétrolier a pour objectif de clarifier les règles applicables aux opérateurs du secteur, tout en cherchant un meilleur équilibre entre les investissements privés et les intérêts nationaux. Cependant, la souveraineté ne se limite pas à une simple révision législative ; elle implique également des recettes publiques proportionnelles aux ressources exploitées, une augmentation de la valeur ajoutée locale et des retombées tangibles sur l'emploi et l'économie.
En parallèle, le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kontchou, a abordé avec des entités telles que GSEZ Gabon, la SOGARA et la SGEPP, un plan visant à accroître les capacités de stockage de carburants. L'objectif principal est de réduire les ruptures d'approvisionnement qui ont récemment affecté le pays.
Cependant, la concrétisation de ce plan reste au stade de l'intention, faute de précisions sur les capacités supplémentaires à développer, les financements nécessaires et le calendrier de réalisation. Le paradoxe gabonais réside dans le fait que la production d'hydrocarbures ne garantit pas automatiquement la sécurité d'approvisionnement ni une valorisation optimale de ces ressources. La véritable souveraineté se mesurera par les résultats obtenus : des stocks adéquats, l'éradication des pénuries et une meilleure conversion de la richesse pétrolière en bénéfices pour l'économie nationale.